J'ai
subitement arrêté de raconter le quotidien de mon confinement il y a 3
semaines. Il y a plusieurs raisons à cela. Nous ne faisions plus autant
"d'activités" particulières qu'au début, comme si on s'était habitué et
résigné au fait de ne rien faire de particulier, ne pas ressentir le
besoin de briser la monotonie du quotidien, ne plus ressentir le besoin
d'extérioriser, ni de m'occuper en écrivant. Il y a peut être aussi le
fait que j'avais décider d'aller finir cette période de confinement chez
ma famille, et que je ne voulais pas être mal jugé par rapport à ça en le racontant à tout le monde.
Parce que oui, je me suis rendu jusque chez ma famille à 40
km de chez moi pour les deux dernières semaines. Ne voulant pas prendre
les transports en commun, j'y suis allé à vélo. 3h en passant par des
petites routes, par des chemins dans les champs et même un peu par la
forêt. En fait, j'ai suivi la route proposée par mon GPS, mais en
voulant éviter les grands axes, je me suis égaré plusieurs fois. J'avais
un peu l'impression d'être un clandestin à passer par ces chemins et à
vouloir éviter les contrôles de police.
Alors, pourquoi est ce que j'ai fait ça en dépit du confinement. Et bien déjà parce que ma famille me l'a proposé, je n'allais pas non plus leur imposer ma présence. Je commençais aussi à broyer du noir coincé dans mon appartement sans pouvoir sortir tranquillement. Il y a peut être un peu mon côté rebelle à ne pas vouloir me plier à une règle (si je considère que je peux la transgresser sans prendre de risques). Et surtout, par rapport à la maladie, je suis resté confiné pendant 1 mois et demi avant d'y aller, et pendant toute cette période, j'ai toujours fait très attention lors de mes sorties, respect des gestes barrières, respect de la distanciation et port du masque, et mes colocs ont fait de même. Et dernière chose, c'est que je pense que le risque était moindre avant la fin du confinement, plutôt qu'après, maintenant que nous sommes tous à nouveau autorisés à sortir librement et que le virus va circuler forcément davantage.
Donc, j'ai passé ces deux dernières semaines auprès de ma
famille, j'ai vu mes parents, ma sœur, mon frère, ma belle sœur et mes
nièces. Je les vois 1 ou 2 fois par mois en général, ça peut sembler beaucoup pour certains, mais je profite du fait qu'ils n'habitent pas trop loin. Ce n'est pas la campagne là où ils habitent, mais il y a de l'espace, des champs, des forêts, c'est la
banlieue lointaine on va dire.
Ça a été de très agréables moments, des moments simples comme être à table autour d'un bon repas, discuter dans le jardin, jouer avec les enfants, faire une balade à vélo (ça avait enfin été autorisé à nouveau !).
Après avoir passé 1 mois et demi confiné dans un appartement, je dois avouer que ça m'avait drôlement fait du bien de pouvoir passer du temps à l'extérieur, un jardin ça change beaucoup de choses. Et les sorties en dehors de la maison sont infiniment moins stressantes qu'à Paris, il n'y avait quasiment personne dans les rues ici !
Ça a été de très agréables moments, des moments simples comme être à table autour d'un bon repas, discuter dans le jardin, jouer avec les enfants, faire une balade à vélo (ça avait enfin été autorisé à nouveau !).
Après avoir passé 1 mois et demi confiné dans un appartement, je dois avouer que ça m'avait drôlement fait du bien de pouvoir passer du temps à l'extérieur, un jardin ça change beaucoup de choses. Et les sorties en dehors de la maison sont infiniment moins stressantes qu'à Paris, il n'y avait quasiment personne dans les rues ici !
J'avais prévu de rentrer à Paris le 11 mai, le jour même du déconfinement, mais en regardant la météo prévue (13°C brrrr), j'ai préféré rentrer la veille, transgressant une dernière fois les règles du confinement sur les déplacements. Je ne sais pas si je reviendrais voir ma famille avant longtemps ou non, je préfère déjà attendre voir si il y aura une deuxième vague de l'épidémie ou non.
J'ai donc enfourché une nouvelle fois mon vélo, et rebelote
pour 40 km à travers les petites villes et les routes de campagne avant
d'arriver jusque Saint Denis puis Paris. J'ai fait la surprise à Damien
qui ne s'attendait pas à me voir arriver.
L'heure officielle du déconfinement est à minuit. En
attendant, nous mangeons un bobun (mon pho préféré a réouvert en
livraison et à emporter !) et nous jouons aux cartes. Ryem propose qu'on
aille faire un tour dehors à minuit pile, mais en ouvrant la fenêtre
pour jeter un œil à l'extérieur, nous voyons qu'il pleut et il y a une
drôle d'odeur de soufre. En jetant un œil sur les réseaux sociaux,
j'apprends que l'odeur est présente dans une grande partie de la région
parisienne et de l'Oise. Rien d'inquiétant, mais c'est quand même dingue
niveau timing !
Et maintenant ?
Et bien, après ces 52 jours de confinement, il serait bien naïf de penser que tout est fini, il y a toujours des nouveaux cas d'infection qui sont détectés et toujours des morts. Il y a eu environ 25000 décès du au covid19 en France à ce jour. Qui sait combien il y en aurait eu si il n'y avait pas eu de confinement ? 50000 ? 80000 ? 100000 ?
J'ose espérer qu'avec le respect des gestes barrières, la distanciation sociale, le port du masque, l'épidémie ne reprendra pas de façon trop importante. Il y a toujours un bon nombre de lieux qui vont rester fermés, parcs, jardins, musées, centre commerciaux, ce qui devrait limiter la propagation du virus, mais pour la reprise économique du pays, beaucoup de gens ne pouvant pas télétravailler doivent prendre les transports en commun et on voit déjà des images de quais bondés... Rien n'est donc bien sûr. Pour ma part, n'ayant pas de travail et me déplaçant à vélo, je n'aurais pas à prendre le risque d'emprunter le métro et j'en suis bien content. Et puis de toute façon, je vais avoir peu de raisons de me déplacer puisque aucune de mes activités ne va pouvoir reprendre.
Mon projet de tour du monde étant en stand by, je ne compte pas rester à rien faire en attendant que la crise soit terminée et que je puisse partir, je vais donc tenter de trouver du travail, et essayer de profiter malgré tout, du temps libre dont je dispose. Pour le moment, nous pouvons circuler librement dans un rayon de 100 km, les parcs et jardins restent fermés mais les forêts sont accessibles, je vais donc aller faire quelques balades et découvrir les lieux intéressant de la région parisienne.
Pour en revenir à ce qui était le but initial de ce blog; garder un souvenir en récit et en images de cette période particulière, j'ai donc réussi à m'y tenir une bonne partie. Pour ces dernières semaines je me contenterai des images, et c'est là dessus que je terminerai.







































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